Lali

16 mars 2008

Non, Man Ray n’est pas une méduse

Filed under: Revendications et autres constats — Lali @ 1:18

art-manray

En effet, quand on en est là, il y a en effet un problème. Mais ce problème ne date pas d’hier.

Non, Man Ray n’est pas une méduse. Et Kiki n’est pas une sirène. Sylvie de Lectures et autres vous racontera mieux que je ne pourrai le faire si vous allez ici.

Moi, je vais plutôt continuer à m’insurger sur le fait qu’on a mis de côté l’Histoire, les arts, la littérature et la musique au profit du sport et de l’informatique. C’est vrai qu’il est beaucoup plus utile de savoir googler que de savoir lire. Vrai? Je m’insurge encore.

Et je m’insurge parce que parfois l’inculture me rend malade. Est-ce que je dois vraiment gommer de mes phrases des citations de Boileau? Faire abstraction du fait que je connais tous les films de Truffaut? Devenir accro des reality shows pour être à la page, alors que je préfère les pages des livres?

Je refuse. Je proteste. On ne me fera pas être autre que je suis. On ne me fera pas effacer les noms de Man Ray, de Paul Éluard, de François Couperin ou de Jules Supervielle de mon vocabulaire. On peut connaître un peu les écrivains et savoir googler, au fait. D’ailleurs, on m’appelle Miss Google au bureau, c’est tout dire…

Mais je m’éloigne. Où est passée l’éducation? Quand est-il devenu important d’en connaître le moins possible? Quand a-t-on commencé à niveler vers le bas et pour quelle(s) raison(s)? Parce que je voudrais comprendre et que je ne comprends pas. Parce que je me demande quel est le but. Parce qu’il y a une contradiction flagrante entre le fait d’investir des millions de dollars dans une grande bibliothèque et celui de faire disparaître l’enseignement de la littérature. C’est bien plus important de savoir faire un compte rendu journalistique ou une présentation orale, voyons. Mais où ai-je la tête? Je dois vraiment me bercer d’illusions pour m’entêter à croire que Prévert est plus important… Et Van Gogh… Et Beethoven… Et…

7 mars 2008

Lali s’insurge

Filed under: Revendications et autres constats,Signé Lali — Lali @ 8:54

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Je suis en général douce et tolérante. Adepte du vivre et laisser vivre. Mais il y a des fois où vraiment je ne me contiens plus quand je vois le sans gêne et l’inconscience des gens s’étaler. Ainsi, ce panier d’épicerie piqué à l’épicerie et qu’on a traîné sur près d’un kilomètre pour l’abandonner dans la neige devant un des immeubles.

Vous en voulez d’autres? Ceux qui ne se donnent pas la peine de mettre les matières recyclables comme les journaux, les sacs de plastique, les bouteilles de verre et de plastique, les boîtes de conserve et les circulaires qui inondent nos boîtes, dans les bacs à recyclage et qui les jettent aux ordures sans se soucier de leur geste qu’ils jugent sûrement anodin. Ceux qui jettent des meubles et des vêtements alors que des organismes s’occupent de les récupérer, de les donner à qui en a besoin et de les réparer au besoin, et même d’utiliser les fibres à d’autres usages. Ceux qui laissent d’immondes graffitis sur les murs et que d’autres prendront des heures à effacer… quand ils y parviennent. Ceux qui jettent des emballages par terre, sur la rue comme dans les escaliers, comme si ça non plus ça n’avait pas d’importance.

Vous en voulez d’autres? Ceux qui klaxonnent les piétons qui ont droit de passage parce qu’ils s’imaginent que la route appartient aux automobilistes. Ceux qui conduisent des autobus bondés de gens téléphone cellulaire à la main. Ceux qui roulent à tombeau ouvert dans les zones scolaires en prenant bien soin d’asperger de neige fondante tout piéton dans leur champ de tir. Et pour finir : le charmant voisin qui vous voit arriver chargée de paquets que vous devez déposer pour ouvrir la porte en prenant soin de vous appuyer dessus tout en vous penchant pour ramasser votre bazar et qui tourne la tête pour ne pas vous aider, ou pire, qui vous regarde sans bouger le petit doigt.

Tant que nous ne dirons rien, nous assisterons à davantage de scènes de sans gêne et d’inconscience. Ce n’est donc pas demain la veille que j’arrêterai de rendre à ceux que je vois faire ce qu’ils ont jeté en leur disant : je crois que vous avez échappé quelque chose. Et tant pis pour le regard haineux. Le plus souvent, j’ai encore droit à un regard gêné, ce qui est signe que tout n’est pas perdu…

1 juillet 2007

Il faut tenter le coup

Filed under: Revendications et autres constats — Lali @ 11:37

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Peut-on sauver un lieu de culture en signant une pétition?

Il faut tenter le coup.
Il faut croire que des gens réunis autour d’une cause ont un certain poids. Y croire très fort.

L’un des plus importants lieux de culture musicale au monde, la Médiathèque de la Communauté Française de Belgique, un lieu à nul autre pareil, un lieu de référence autant pour les mélomanes que pour les gens du cinéma, est menacé. Mais peut-être qu’en nous donnant la main les uns les autres et en signant, on pourra modifier le cours des choses.

Pour savoir ce qu’est la Médiathèque, en quoi elle est si spéciale, pourquoi la sauver, et pour signer, il suffit de cliquer ici. Grâce à elle, et parce que ceux qui la fréquentent partagent leurs découvertes, elle est essentielle à la propagation de la culture. À vous d’en juger.

13 mai 2007

En ce jour de la fête des mères

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En ce jour de la fête des mères au Canada, en Belgique et en Suisse, la toile de Lee Lufkin Kaula me semble toute désignée pour souligner ce jour. Même si je reste ambivalente face au fait que nous ayons besoin d’un jour dans l’année pour souligner les pères comme les mères. J’ai le même sentiment que ce dimanche de mai 2006, si bien que je pourrais écrire quasi mot pour mot ce que j’ai écrit il y a un an.

Et pourtant, peut-être faut-il un jour comme celui-ci. Et c’est ce qui me rend triste, au fond. Que, trop souvent, le reste de l’année, on oublie les fleurs, les mots doux, les gestes gratuits, les Je t’aime. Qu’il faille le faire quand tout le monde le fait.

Quoique je suis certaine que d’autres sont comme moi, pleins d’attention envers celle qui leur a donné la vie. Et que pour eux un jour comme celui-ci est une occasion de plus dans l’année pour exprimer leur amour et leur admiration, et non pas le seul.

10 mai 2007

En marchant ce matin

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Voilà ce que j’ai trouvé en marchant ce matin. Sur un trajet de cinq mètres environ. Faut-il ajouter que je parlais toute seule devant ces bouteilles abandonnées ça et là par manque de civisme ? Faut-il aussi dire que c’est un bien mince exemple et qu’il y a pire ?

Voilà où mène le je m’en-foutisme. Voilà où nous allons. Vers une ville-foutoir. Et je devrais faire semblant que tout est parfait dans le meilleur des mondes ? Non, je regrette. Je vais comtinuer à rapporter aux gens le papier jeté au sol, la bouteille abandonnée sur le trottoir en leur disant : Je crois que vous avez échappé quelque chose… Quatre fois sur quatre, l’interpellé gêné s’empresse de mettre dans ses poches ou son sac l’objet que je lui ai restitué. Et ça fait ça de moins sur les gazons et les trottoirs.

Il n’est pas tout de se plaindre. Ce que je fais est un petit geste qui ne coûte rien. Il est anodin, mais si nous le faisons tous, c’est notre vie à tous que nous changerons.

31 janvier 2007

Un autre constat

Filed under: Revendications et autres constats — Lali @ 1:58

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Le manque de culture est une chose qui ne cesse de m’étonner. Peut-être même de plus en plus à l’heure où elle est accessible à tous et où il est si facile d’en apprendre sur tous les sujets. Ne serait-ce qu’un minimum pour ne pas toujours être en dehors du coup.

Or, je reste chaque fois sidérée quand je constate que Renoir pourrait être un modèle de voiture, si je ne les éclairais pas un peu. Ou quand il me faut préciser que la Belgique, c’est ce petit pays qui a pour capitale Bruxelles. Oui, oui, comme les choux. N’en rajoutez pas, messieurs. Je dis messieurs, mais je pourrais parfois dire mesdames, bien que ces temps-ci c’est le manque de culture des hommes qui me scie. De tout temps, la plupart ont été capables d’identifier à un son ce qui cloche avec un moteur de voiture, mais incapables de faire la différence entre deux teintes de vert. Ce n’est qu’un exemple, bien entendu.

Et croient-ils sincèrement que je vais m’intéresser un tant soit peu à eux avec si peu pour m’alimenter en dehors du banal et insipide connu de tous ? J’ai besoin de plus pour que mon regard s’allume. J’ai surtout besoin de ne pas tout expliquer tout le temps, de pouvoir dire Paganini, Matisse ou Truffaut dans une phrase sans voir le brouillard se lever dans le regard de mon interlocuteur. C’est déjà la première déception et le pauvre, il n’y est pour rien, mais ça m’atteint le manque de savoir. Autant en éviter des pires.

Quand d’aventure un parmi le lot se démarque en connaissant l’existence de Victor Hugo, en étant en mesure de situer une province française et en sachant que le clafoutis et les profiteroles sont des desserts, il risque d’avoir toute mon attention. Et comme c’est à la fois reposant dans un sens et exaltant dans l’autre quand on a un interlocuteur stimulant devant soi. Il aura donc toute mon attention. Et je pourrai lui ouvrir les portes de mon univers.

Mais s’il ne possède pas de curiosité intellectuelle et que sa culture semble limitée à celle des pommes de terre, il y a de fortes probabilités qu’il se trouve encore devant un café ou derrière son écran à se demander où j’ai pu filer. Qu’il ne cherche pas, je suis retournée au monde de silence, où je n’ai pas à m’expliquer. Écrire. Peut-être à celui qui sait qui sait différencier Manet et Monet.

« Un homme sans culture est comme un zèbre sans rayure. » (Proverbe africain)

2 janvier 2007

Horoscope du jour

Filed under: Revendications et autres constats — Lali @ 22:06

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Vous voilà coincée entre vos très fortes exigences créatives du moment, dans lesquelles vous êtes réellement à la recherche de votre authenticité, et votre désir de plaire et de séduire qui accompagne la Lionne que vous êtes. Comment résoudre ces dissonances ? Peut-être en vous posant la question: pourquoi ai-je tant besoin d’être appréciée ?
(Horoscope du jour)

Il est rare que ces billets auxquels m’a abonnée une amie et qui arrivent chaque jour par courriel fassent quelque sens ou suscitent en moins une quelconque réflexion. Pourtant, celui-là, oui.

Il y en a en effet ce besoin d’authenticité qui ne me lâche pas, ce besoin de me dire dans toute mon entièreté, de ne pas trahir ce que je suis. Et aussi cette envie de séduire, de plaire, mais pas à n’importe quel prix. Telle que je suis, oui. Sans qu’on me demande de devenir une autre, oui. Sans qu’on veuille me dicter ce que je devrais penser.

Reste la dernière question. Ai-je tant besoin d’être appréciée ? Est-ce que ce besoin d’être moi et l’envie de séduire, par moments, sont vraiment des signes que j’aie besoin d’être appréciée ? J’ai presque toujours fait cavalier seul, m’entourant de gens qui me prenaient comme je suis ou qui s’éliminaient d’eux-mêmes s’ils exerçaient une certaine pression sur moi ou tentaient de changer ma façon d’être ou de dire les choses.

Oui, d’une certaine façon, j’aime être appréciée pour ce que je suis, mais je ne cherche pas dans le regard d’autrui cette appréciation. Sans me suffire à moi-même, parce que j’ai ce besoin de partager et d’écouter, je n’attends pas des autres qu’ils valident ce que j’estime être important. Alors, non, il n’est pas sûre que je cherche tant à être appréciée. Mais tout de même, je suis heureuse quand je le suis.

12 décembre 2006

Il suffisait d’un mot pour ouvrir les échanges

Filed under: Revendications et autres constats — Lali @ 10:36

barrepiano

Sans la musique, la vie serait une erreur.
[ Friedrich Nietzsche ]

Une erreur ? Je ne suis pas certaine que le terme soit bien choisi. Vraiment pas. Cela me semble quelque peu péremptoire. Une nuance aurait été de mise. Juste un peut-être n’aurait pas été de trop. Du moins est-ce ainsi que je vois les choses. J’ai toujours eu un peu de mal avec ces phrases affirmatives fermées. Je préfère celles qui laissent supposer, qui ouvrent la porte aux débats. Pas celles qui laissent entendre que c’est ainsi, et toc, voilà, vous faites avec.

Et pourtant, ce n’est pas parce que je n’aime pas la musique: je ne pourrais vivre sans elle. Mais il n’y a que son absence qui pourrait faire que la vie serait peut-être une erreur (ou un moins grand bonheur). Que serait-elle sans la poésie ? Sans les levers de soleil ? Sans les rires des enfants ? Sans les couleurs de Chagall ou de Klimt ? Sans l’odeur du café ? Sans la neige durcie qui fait crouch crouch sous nos pas en plein janvier ? Sans des bras qui s’ouvrent et se ferment sur soi ?

Sans musique, la vie ne serait sûrement pas la même, mais de là à dire qu’elle serait une erreur… Il y est allé un peu fort, Nietzsche. Enfin, si cette traduction est bel et bien la bonne, et si elle n’a pas subi une adaptation un peu trop libre lors de son passage vers le français.

Non, décidément, je n’aime pas cette fermeture, cette affirmation qui n’ouvre à rien sinon qu’à un débat houleux, où l’un contredira l’autre, alors qu’un simple peut-être aurait ouvert la porte à des réflexions généreuses.

C’est tout moi de chercher le partage et non l’affrontement. D’aimer des phrases qui donnent à échanger. Je n’aime pas ce qui engendre la confrontation – et que ça -, pas par peur, non, mais parce que j’aime trop les vrais échanges et la paix. Et c’est pourquoi je ne peux adhérer à la phrase de Nietzsche qui avait bien un petit quelque chose mais qui est surtout limitative et restrictive.

12 novembre 2006

Sus aux spammeurs

Filed under: Revendications et autres constats — Lali @ 19:24

barrecrayon

Ça me met en rogne, il n’y a pas d’autre mot. Et je me demande bien quelle satisfaction peuvent trouver ceux qui exercent leur bêtise à spammer des blogs. Je sais bien qu’il y a un bénéfice monétaire à la clé et que c’est sûrement la raison pour laquelle ils laissent leurs liens payants pour eux partout où ils le peuvent. J’ai bien sûr la possibilité de les intercepter puisque je valide les commentaires, mais ça me met en rogne.

J’arrive chez moi, dans mes pages. Un avis m’annonce que j’ai cinq commentaires à valider, je suis toute heureuse. Je me demande lequel de mes billets a provoqué une réaction. Je me demande qui a signé un petit mot. Et pan dans les dents ! Que des pubs pour des médocs, des sites de jeux, etc. Et ma joie tombe. Et ça me donne envie de mordre.

Mais heureusement, je supprime, je passe à autre chose. Mais bon, il fallait que je le dise. Je HAIS les spammeurs pollueurs de blogs. C’est dit.

4 novembre 2006

Happy (radio) days

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Et c’est le sourire quand on met la main sur un CD qu’on savait posséder mais dont on avait oublié l’existence même s’il nous avait enchanté des heures durant au moment de sa sortie, en 1999. Et quel joli titre que Happy radio days pour rassembler ces mélodies d’un autre temps qui font rêver.

Des classiques comme « The typewriter », « Smoke gets in your eyes », « Begin the beguine » ou « Cherry pink and apple blossom white » qui avaient dû enchanter mes parents bien avant moi ont des airs de fête dans ces arrangements de Michel Legrand dirigeant le London Studio Orchestra. Et dire que je me souvenais plus de ce CD !

Y aurait-il trop de livres, trop de CD, trop de cassettes et de 33 tours dans cet appartement dont je pourrais ne jamais sortir si jamais je devenais ermite parce que j’ai tout ce qu’il me faut ? Même une méthode pour apprendre l’italien que je vais ressortir ces prochains jours. Et du café, bien entendu.

Qu’on me reproche d’être dans ma bulle, je n’en ai cure. Qu’on me demande d’expliquer pourquoi je m’échappe de la vie des gens qui minent mon moral sous prétexte que je les laisse tomber, alors qu’ils ont besoin de moi, je ne fais pas fi de ces reproches. Mais je m’échappe quand même. Je ne veux plus dans ma vie de ces ruineurs de levers de soleil ni de ceux qui, là où il y a une mince couche de gris clair, rajoute trois couches de noir. Oui, je m’échappe. Je disparais au détour de la rue des aventures qui sont miennes. À 45 ans, j’ai connu suffisamment de trahisons, de ruptures, de mensonges, de manipulations, pour reconnaître les signes précurseurs et filer à toute vitesse loin de tout ce qui fera que je pourrais me rendre coupable de quelque chose dont je ne suis pas responsable.

Je me connais suffisamment pour savoir qu’à une « amie » qui éteindra ma joie ou tentera par tous les moyens de le faire – et c’est arrivé -, je préférerai un livre ou un CD, un bain plein de mousse ou un café liégeois, le soleil qui se pose sur ma peau ou la première neige de l’hiver. Les années de tristesse m’ont appris à ne plus – ou le moins possible si je peux y faire quelque chose – laisser entrer dans ma vie ce qui pourrait faire à nouveau de moi la consolatrice de tous les cœurs blessés, la super Lali de service pour résoudre à peu près tout ou – et surtout – celle qui prendra tout sur ses épaules pour que l’autre aille mieux et qui elle, ira mal après.

Voilà que je ferme la parenthèse sur ce sujet que j’ai mis maintes fois sur le tapis. Je ne vous expliquerai pas les raisons. Juste qu’on a encore voulu me tirer en arrière et que l’élastique a brisé. Et que celui-ci m’a projetée sur la piste de danse qu’est le plancher de bois du salon pour danser sur les arrangements de Michel Legrand. Happy (radio) days.

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