Coup de gueule du vendredi matin
Je ne m’autorise pas souvent des coups de gueule, mais là, je dois dire que ça commence à me gonfler sérieusement toutes ces invitations à faire partie de tribus. Presque tous les jours il en arrive une. De quelqu’un que je ne connais pas trois fois sur quatre. Parce que quelqu’un m’aura inscrite dans la liste de ses amis sans que je le sache et sans non plus me demander mon autorisation. Et comme les amis de nos amis devraient être nos amis, chacun se permet l’indélicatesse de s’ingérer dans la vie des autres.
Il y en a tant de ces tribus que je ne vous dresserai pas la liste exhaustive de celles-ci : je suis certaine que je ne suis pas la seule à faire les frais de ces invitations massives. Je sais seulement que ça me hérisse le poil des bras. Comme ces demandes venues de gens qu’on ne connaît pas de consulter notre profil MSN. Ou de s’ajouter à nos contacts. Non, je ne connais pas de Jacqueline ou d’Anna, et elles ne deviendront pas mes amies.
J’estime que ces intrusions en continu sont des violations de la vie privée, ni plus ni moins. Et je serai plus virulente encore. Le prochain – que je connais parce qu’il est supposément un ami – à me faire parvenir une de ces invitations risque de recevoir une averse de bêtises. Et de devenir un ex-ami.
Je ne veux pas faire partie d’un cercle, d’une bande, d’un groupe, d’une tribu, d’une gang. Est-ce clair?
Ce n’est pas parce que le siège était vide ce jour-là dans le bus que j’attendais que quelqu’un prenne place et devienne mon ami. D’ailleurs, je me demande s’il ne vaut pas mieux rester debout. Ça évite les contacts.













