Lali

10 août 2025

En vos mots 955

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

Des lectures d’été, voilà ce que propose le personnage qui a transformé sa camionnette en bibliothèque ambulante pour le plus grand plaisir de tous. Que choisirez-vous? Racontez-nous en vos mots ce que cette illustration signée Linzie Hunter évoque pour vous. C’est avec plaisir que nous vous lirons dans sept jours, car aucun commentaire ne sera validé avant le prochain En vos mots.

Cela vous laisse donc aussi amplement le temps de lire les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, que je viens à l’instant de valider, et même de les commenter si vous le souhaitez.

Bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent. Et rendez-vous dans une semaine pour la suite.

2 Comments »

  1. On nous apprend tant de choses à l’école. Les chiffres, le dessin, les lettres et puis les mots pour le dire. On nous enseigne les sciences. Les arts. Les guerres et ses haines. Ce qu’il a fallu de sang pour bâtir une nation et son histoire. Enfin, celle qu’on transmet, avant qu’on découvre que l’Histoire n’a que la seule voix des vainqueurs pour toute vérité.
     
    Du tant que j’ai appris j’ai beaucoup oublié. Je me souviens, par intermittence, du début d’un poème. D’Archimède, du théorème de Pythagore et que H2O est le formule de l’eau qu’on boit. Dans un monde où beaucoup en manquent, tandis que d’autres s’amusent avec.
     
    Et pourtant, le poids des années ayant modelé nos cœurs, j’ai appris que ce qui compte au bout de nous, on ne l’apprend qu’à nos frais.
     
    Une blessure d’enfance. Le tout premier baiser. Celle qu’on n’aimait. Qu’elle. Le deuil d’un ami. Les larmes. Les blessures. Une photo au fond d’un tiroir, Les chemins de travers. Les mots d’amour. La tolérance. Le pardon. Tout cela, on ne l’apprend qu’en vivant. Qu’en se relevant. 
     
    Tous ces si j’avais su et les j’aurais dû, périmés et inutiles, cachés au fond de nous. Qui viennent danser la valse des regrets dans nos solitudes. Et on se dit qu’on a tellement mal aimé qu’on a honte de nos souvenirs. De nos mots dits.
     
    L’école nous apprend des choses, mais vivre, on ne l’apprend qu’en vivant. Au fur et à mesure du temps qui passe. On regrette nos faux pas. Nos blessures. Nos ignorances. On regrette de ne pas avoir été meilleurs. Plus tolérants. Plus aimants. Donner du temps. Écouter. Quelques tendresses humaines n’auraient pas été de trop.
     
    On apprend que nos miroirs savent si bien nous cacher la vérité. Ils nous disent ce qu’on veut bien y voir.
    Et pourtant, à chaque plus jamais, nous reprenons le chemin nonchalant de nos vies. Un peu plus meurtris, sans ceux à qui on n’a su dire qu’on les aimait.
     
    Parce que ces choses-là, on ne les apprend jamais à l’école et qu’on ne les apprend qu’aux frais de nos joies et nos peines. Et de nos blessures.

    Commentaire by Armando — 13 août 2025 @ 15:47

  2. – Moi je veux des frites, s’exclame Jill.
    – Noon ! Pour moi une glace, hurle Jamie en piétinant avec toute la force de ses trois ans.
    – Moi j’ai trop envie d’un hot dog, renchérit John, le plus grand, plus posément.

    – Ici, il n’y a ni l’un ni l’autre, mes enfants. Même si je ressemble à un commerçant ambulant qui vend toutes ces choses. Je ne vends rien. Que du rêve. Et je le donne. Mais j’ai sûrement un petit cadeau pour chacun de vous, qui s’assortira parfaitement à vos désirs gourmands.
    Regarde, petit, cette belle histoire d’un marchand de glaces qui s’était perdu en allant porter ses boules de vanille, framboise et chocolat aux enfant habitant au-delà des Sept Collines. Et pour toi ma jolie, voici le récit d’une petite fille qui avec sa famille cultive des pommes de terre par champs entiers, et ouvre un restaurant dans une roulotte, où tout le monde peut venir savourer ses frites et ses tartiflettes.

    – Monsieur, interrompt John, je ne sais pas si vous avez un album qui parle de hot dogs. Mais cela m’est égal. Ce que je veux, c’est un livre sur un petit garçon qui veut écrire. Car moi aussi c’est ce que j’aimerais. Je décrirai et dessinerai des fêtes, des vacances sans fin où l’on savoure toutes sortes de délices. Des glaces, des frites, des hots dog, mais pas seulement. Des promenades aussi, des jeux, de belles rencontres. Des découvertes surprenantes. Et surtout la joie, au fil des saisons, de s’aimer et de vivre ensemble. Je suis sûr que vous avez cela quelque part.

    John ne se trompe pas. Ce bibliothécaire nomade transforme en réalité magique les envies des enfants, et parfois des grands. Et il trouve à offrir la plupart du temps des présents beaucoup plus surprenants et durables que ceux qu’ils ont souhaité recevoir.

    Commentaire by anémone — 15 août 2025 @ 3:50

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